À 20 mois, 10 % des enfants ne marchent pas encore sans assistance. Les courbes de développement varient largement et les écarts ne relèvent pas toujours d’un trouble moteur. Selon les données pédiatriques, une acquisition tardive de la marche peut s’expliquer par une diversité de facteurs, du tempérament à l’environnement.
Certains signes nécessitent cependant une vigilance accrue. Le retard de la marche, isolé ou accompagné d’autres particularités motrices, demeure un motif de consultation régulier en pédiatrie. Les recommandations actuelles insistent sur une observation attentive des acquisitions globales, sans précipiter l’inquiétude.
Comprendre le développement de la marche chez l’enfant de 20 mois : repères et diversité des rythmes
L’apprentissage de la marche à 20 mois ne répond à aucune règle gravée dans le marbre. Certains enfants se lancent tôt, d’autres prennent le temps d’observer avant de faire leurs premiers pas. Cette diversité de rythmes s’impose comme une réalité : il n’existe pas de modèle unique. Le développement moteur s’organise autour de plusieurs éléments, notamment l’équilibre, la tonicité musculaire et le sentiment de sécurité intérieure.
Le parcours moteur d’un bébé s’articule souvent autour du rampement, du quatre pattes, puis de la station debout. Pour certains, la marche se fait désirer jusqu’à 18 ou 20 mois, sans que cela ne soit forcément inquiétant. Les recherches, notamment celles d’Emmi Pikler, rappellent combien il est précieux de laisser chaque enfant avancer à son rythme vers la marche.
Différents facteurs viennent influencer ce processus :
- La maturité du système nerveux,
- L’environnement dans lequel grandit l’enfant,
- La diversité et la fréquence des stimulations motrices proposées chaque jour
Chacun de ces éléments module la progression vers la marche. Il serait réducteur de vouloir fixer un âge universel pour cet apprentissage. Chaque enfant progresse étape après étape, chaque compétence nouvelle préparant la suivante.
Observez attentivement comment l’enfant se redresse, s’appuie sur ses pieds, tente de tenir debout ou cherche l’équilibre. Même sans marche autonome à 20 mois, ces petites avancées témoignent d’une réelle dynamique d’apprentissage.
Pourquoi certains enfants marchent plus tard ? Les facteurs à connaître et les signes rassurants
Le développement de chaque enfant suit sa propre trajectoire. Lorsque la marche tarde à venir à 20 mois, l’inquiétude apparaît souvent chez les parents, mais bien souvent ce simple décalage s’inscrit dans la variété des évolutions individuelles.
Différents aspects peuvent expliquer cette attente. Voici les paramètres principaux à prendre en compte :
- La stimulation motrice offerte par la famille ou, parfois, en crèche
- Le tempérament de l’enfant, plus ou moins porté sur l’exploration
- Les habitudes de déplacement déjà acquises : certains enfants rampent, grimpent ou se déplacent assis avant d’oser marcher
Un enfant actif, qui grimpe, rampe, se hisse sur les meubles ou expérimente différentes façons de bouger, montre déjà une belle dynamique motrice. Les pieds jouent un rôle majeur : marcher pieds nus ou avec des chaussettes antidérapantes permet de mieux ressentir le sol, ce qui favorise équilibre et confiance dans les premiers pas.
Les recommandations de l’association française de pédiatrie ambulatoire rappellent que la marche autonome s’installe généralement entre 10 et 18 mois, parfois un peu plus tard, sans anomalie sous-jacente. Souvent, l’enfant prêt à marcher se montre curieux, cherche à attraper, à toucher, à s’appuyer, mobilise ses bras pour se rassurer ou trouver l’équilibre. Les tentatives de verticalisation, la capacité à se hisser ou à progresser latéralement sont des signaux encourageants.
Certaines situations appellent cependant une vigilance particulière : antécédents de prématurité, faible poids de naissance ou histoire familiale de retard moteur. Mais s’il n’existe ni perte de tonus, ni absence d’intérêt pour la posture debout, ni raideur excessive, patienter reste souvent la meilleure option.
Quand s’inquiéter et comment accompagner son enfant au quotidien
Le sujet du retard de la marche suscite de nombreux échanges et parfois de l’anxiété. Si à 20 mois, l’enfant ne marche pas encore mais se déplace à quatre pattes, s’accroupit, grimpe ou explore son espace, il montre déjà un développement moteur en mouvement. Toutefois, certains signes doivent attirer l’attention : l’absence totale de verticalisation, l’impossibilité de s’appuyer sur les deux pieds, une rigidité ou une mollesse inhabituelle des jambes, des difficultés à manipuler les objets ou l’absence de jeux moteurs. Si l’un de ces signaux apparaît, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Le pédiatre pourra orienter vers un kinésithérapeute, un psychomotricien ou un neuropédiatre pour un accompagnement adapté si nécessaire.
Pour la grande majorité des enfants, l’accompagnement repose sur une stimulation progressive et respectueuse de leur rythme. Aménagez l’environnement pour encourager l’autonomie : tapis stable, meubles à bonne hauteur, chariot de marche robuste. Les chaussures souples ou la marche pieds nus sur un sol sûr favorisent la perception corporelle. Les jeux d’équilibre, parcours, coussins, ballons, petits escaliers sous surveillance, enrichissent l’expérience motrice. Soutenez l’enfant sans précipitation, valorisez chaque initiative, partagez ses progrès, même les plus infimes.
Le quotidien d’un tout-petit se construit aussi avec le sommeil, les repas, l’apprentissage de la propreté. Un épisode de maladie (gastro-entérite, conjonctivite, grippe) peut parfois ralentir les acquisitions, sans conséquence à long terme. Pour les familles, l’écoute, l’observation et l’échange avec des professionnels de confiance restent des repères précieux.
Chaque pas, chaque hésitation, chaque élan esquissé raconte une histoire unique. Au bout du chemin, la marche viendra, souvent sans prévenir, ouvrant un monde à explorer debout, le regard déjà tourné vers la prochaine conquête.


